
En ce jour de commémoration, les mots de Lumumba résonnent avec une force intacte : « Nous allons apporter la paix au pays, non pas la paix des fusils et des baïonnettes, mais la paix qui vient du cœur des hommes et de leur bonne volonté. » Cette phrase est bien plus qu’un souvenir historique. Elle est une boussole morale pour un peuple qui, dans la tourmente des crises, cherche à retrouver son chemin vers l’unité et la dignité. Lumumba nous rappelle que la paix véritable ne se décrète pas par la peur ou la contrainte, mais qu’elle s’enracine dans la justice, la solidarité et la volonté sincère des citoyens de vivre ensemble. Aujourd’hui, alors que le Congo aspire à tourner la page des divisions et des violences, cette vision demeure un appel vibrant : choisir le dialogue plutôt que les armes, la fraternité plutôt que la haine, la construction plutôt que la destruction. La paix du cœur, celle qui naît de la bonne volonté des hommes, est la seule capable de guérir les blessures profondes et de bâtir un avenir durable. Rendre hommage à Lumumba, c’est donc refuser de céder au désespoir. C’est croire que chaque Congolais, par son geste, sa parole, son engagement, peut être artisan de cette paix qu’il rêvait. Sa voix, étouffée trop tôt, continue de nous dire que l’indépendance n’a de sens que si elle s’accompagne de dignité et de justice.

